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Rencontre avec Tones One

Equipe Créative a fait la rencontre de l’artiste Tones One. Alors qu’il était en train de réaliser une fresque sur la place Saint-Nicolas-Aux-Ondes à Strasbourg, nous lui avons posé quelques questions.

EC : Peux-tu te présenter ?

T.O : Je suis TONES ONE, writer de Genève en Suisse, actif dans le milieu du graffiti depuis 2000. Membre du collectif EDK (Esprit Du Karton), et DVS Crew (Dropping Vicious Styles).

EC : Dans quel cadre es-tu à Strasbourg ?

T.O : Je suis à Strasbourg sur invitation de Jaek El Diablo qui m’a mis en contact avec le Off du festival NL Contest. Ils avaient besoin d’artistes pour intervenir sur quelques murs en ville, alors l’occasion était bonne pour venir à Strasbourg. J’avais déjà été invité l’année dernière à l’occasion de la Block Party en juin, et ça a été mon premier contact avec Strasbourg. Malheureusement ce n’était que le temps d’un week-end et je n’ai pas eu l’occasion d’« expériencer » Strasbourg en dehors de la Jam. Du coup maintenant c’est l’occasion de prendre le pouls de la ville.

EC : Effectivement, j’ai d’ailleurs remarqué que tu prends vraiment le temps de discuter avec tout le monde quand tu travailles. Tu trouves ça important ?

T. O: C’est parce que je conçois le graffiti comme un échange : vu que je peins dans la rue, c’est important pour moi de discuter avec les gens. Et ça permet aussi de voir que le fait de peindre dans la rue ne laisse pas les gens indifférents, ils prennent le temps de s’arrêter, de prendre des photos, de poser des questions. Si les passants ne prenaient pas le temps je serais tout seul sur mon mur. Mais vu que ça interpelle je trouve ça cool d’échanger et de prendre le temps. Vu que je ne suis pas à la maison, c’est aussi une manière d’apprendre à connaître les mœurs de la ville et de savoir comment évolue le quartier dans lequel je peins. 

EC : En quoi ton travail est particulier ? Quelle est ta marque de fabrique ?

T.O : Particulier ? Je ne sais pas, mais je suis pratiquant d’un graffiti hyper traditionnel, ou classique, qui vient directement de New York, un graffiti né dans les années 70-80. C’est un graffiti basé sur les lettres. Je dessine aussi beaucoup de personnages, alors j’utilise le coté illustratif et figuratif pour créer un lien avec la masse. Les spectateurs sont plus réceptifs à mes personnages.

Je descends directement de cette école-là, mon mentor Rey One qui a vécu 10 ans aux Etats-Unis et qui était en lien avec tous les artistes issus de cette scène m’a beaucoup inspiré. Rey One est un artiste avec qui j’ai commencé le graffiti, qui m’a montré les bases et m’a ouvert les portes de ce monde.

Ma marque de fabrique est un mélange de fun et de funk : le funk, c’est le côté graffiti et les lettres qui sont punchy et funky, et le fun, c’est le fait qu’il faille que ce soit marrant à regarder. J’aime bien le côté un peu décalé, sans trop se prendre au sérieux. 

Si tu peux regarder la peinture, l’apprécier et qu’elle te fasse oublier ta routine le temps d’un moment c’est une victoire pour moi. Et je trouve ça fort de transformer un mur auquel personne ne prête attention en quelque chose qui attire le regard. Finalement, ça permet de transformer un lieu en un espace. 

EC : Où peut-on voir ton travail ? T’as prévu quelque chose à Strasbourg, non ?

T.O : J’organise un Pop Up Store à Strasbourg ce samedi de 14h à 20h, le 18 mai. Je dévoilerai en exclusivité des goodies avec des t-shirts et des sérigraphies en quantité limitée. Ça se passera chez Jaek El Diablo à l’INK Studio & Gallery (2 rue des écrivains, 67000 STRASBOURG). Si vous aimez le graffiti, si vous aimez les personnages bien « old school » et « B Boy », n’hésitez pas à venir faire ma rencontre, c’est l’occasion d’échanger et de prendre le temps de faire connaissance.

Vous pouvez aussi me retrouver et me suivre sur Instagram (Tonesrock), Facebook (Tonesrock) et sur mon site internet (https://www.mynameistones.com/).